Archive pour la catégorie ‘Trek pour Décideur’

CEPSH — Treks pour décideurs

Nagib ROUAGDIA

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Cadre-explorateur en zone désertique…

L’analogie d’attitudes obser­vées lors du « vécu » de situa­tions intenses et de la vie pro­fes­sion­nelle est révé­la­trice. Dans un contexte de concur­rence exa­cer­bée, les entre­prises doivent se battre sans cesse pour gagner de nou­veaux mar­chés. Pour y par­ve­nir, elles doivent s’appuyer sur leur per­son­nel et valo­ri­ser les hommes et les femmes qui les animent.

Tout cadre, aujourd’hui s’il veut réus­sir, doit savoir oser, prendre des risques, cal­cu­ler, s’adapter au chan­ge­ment, com­mu­ni­quer et élar­gir son champ de vision. Ce com­por­te­ment n’est pas dif­fé­rent de celui qui s’impose lors de la tra­ver­sée d’une zone déser­tique par un explo­ra­teur. Ce der­nier doit pré­pa­rer son expé­di­tion, s’appuyer sur une logis­tique solide, pou­voir comp­ter sur son équipe, réagir très rapi­de­ment à des situa­tions impré­vues et connaître ses limites, faute de quoi il expo­se­rait la sécu­rité de son entreprise.

Les cadres doivent envi­sa­ger de faire face à des situa­tions nou­velles. Ils doivent prendre conscience qu’il leur fau­dra désor­mais sans cesse s’adapter. Les plans de car­rière taillés au cor­deau sont dépassés.

Tout le monde s’accorde sur le fait qu’un cadre devra chan­ger plu­sieurs fois d’entreprises et de métier dans sa vie pro­fes­sion­nelle. Ceci explique qu’il soit pré­paré aux rup­tures par­fois dou­lou­reuses qui ne man­que­ront pas de se pro­duire durant sa car­rière. Or trop nom­breux sont encore les cadres ayant reçu une for­ma­tion pri­vi­lé­giant l’abstraction à l’action, à la résis­tance au stress, à l’inattendu et à l’intuition.

Comme le dit à juste titre Théo­dore MONOD « L’actuel engoue­ment pour le sport est une heu­reuse réac­tion incons­ciente de l’espèce pour sa sur­vie. Ce qui manque c‘est l’action, le besoin de sur­pas­se­ment autre qu’intellectuel, l’investissement phy­sique, l’implication vitale. Il faut des situa­tions extra­or­di­naires pour que l’homme se sur­passe et se découvre ».

C’est pré­ci­sé­ment cette atti­tude natu­relle de retour au ter­rain, pri­vi­lé­giant le bon sens, l’observation, l’intuition, que les stages de mise en situa­tion intense cherchent à réta­blir. Sans par­ler de l’esprit d’équipe qui s’instaure inévi­ta­ble­ment, et de la com­mu­ni­ca­tion natu­relle qui se noue spon­ta­né­ment entre les participants.…

Alors, pana­cée uni­ver­selle que ces stages ! Nul­le­ment ! Consi­dé­rons les seule­ment comme un des moyens de faire des hommes et des femmes de l’entreprise les acteurs de leur propre déve­lop­pe­ment, et donc celui de l’entreprise qui saura les mériter.

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