conseils aux voyageurs
Algérie : À voir / à faire
Le désert et les randonnées
– Tassili du Hoggar, Assekrem (ermitage), Tassili N’Ajjer (gravures rupestres), Tadrart
– Vallées (Tefedest, Amadror), oasis (Timimoun)
Les paysages du Nord
– M’Zab, Kabylie
Les monuments
– Tlemcen, Tipasa, Djamila, Cherchell, Timgad
Les villes
– Alger, Oran, Constantine, El Oued
Les côtes
– Méditerranée (Tipasa)
Le désert et les randonnées
Dunes, ergs, djebels (montagnes), oasis : autant de terres magiques qui font du Sahara algérien l’un des déserts les plus variés du monde.
Le massif du Hoggar est le point d’orgue du Grand Sud et fait l’objet de méharées, de circuits en tout-terrain. Sommets déchiquetés, culots de lave, longs éboulis, peintures rupestres se succèdent. Le massif de l’Atakor (près de 3 000 m d’altitude) renferme, sur l’Asse-krem, le site de l’ermitage du Père de Foucauld. Le tassili (plateau) du Hoggar et le tassili N’Ajjer, hérissé de cheminées de fées, creusé de gorges, d’oueds verdoyants et de vallées, ne sont pas moins captivants. Le tassili N’Ajjer est également recherché pour ses innombrables gravures rupestres, qui, comme pour Djabarren, datent de quatre mille ans.
Aux confins de l’Algérie, du Niger et de la Libye, le Tadrart, ses canyons, ses falaises et ses cordons de dunes promettent d’autres plaisirs. Une manière moins conventionnelle de parcourir le Sud algérien est de se rendre, au nord du Hoggar, dans les canyons de la Tefedest et de l’Amadror. Autres nouveaux chemins de randonnée : ceux de l’Ahnet, aux confins du Tanezrouft.
A mi-chemin entre Alger et Tamanrasset, l’« oasis rouge » de Timimoun dort à la lisière du Grand Erg occidental. Ses environs (Tinerkouk, Gourara) offrent une large palette de randonnées à travers dunes et ksour (villages fortifiés). Autres oasis de renom : El Oued, où les palmeraies sont disposées en cuvettes ; El Kantara, où se mêlent le vert profond des palmiers et le rouge des pierres.
Plus au nord, autour de Gardhaia, la vallée de l’oued M’Zab troque de plus en plus son ancienne image de lieu désolé contre celle de région pétrie de traditions.
Les paysages du Nord
En remontant vers la côte méditerranéenne, on découvre un paysage de montagnes, de forêts et les villages de Kabylie. La chaîne de la Grande Kabylie est dominée par le Djurdjura, au coeur duquel se trouve une curiosité naturelle, le gouffre d’Anou Boussouil. Au sud de Constantine, le massif des Aurès est creusé de gorges et de défilés où dominent les cèdres. Le plus bel exemple en est le canyon creusé par l’oued El Abiod.
Les monuments
Pour ce qui est de l’art musulman, Tlemcen renferme une pléiade de mosquées de différentes époques (Grande Mosquée, mosquée Sidi Bel Hasan).
Le site de Tipasa possède des vestiges romains d’importance, comme celui de Djamila avec les restes d’une colonie romaine fondée par Trajan et son étonnant arc de triomphe dédié à Caracalla. Les monuments de Cherchell ont malheureusement subi l’épreuve du temps, mais le site est enrichi, dans ses environs, d’un mausolée royal, le « Tombeau de la chrétienne » (Ier siècle av. J.-C.). Dans les Aurès, Timgad, fondée par Trajan, est un exemple de ville romaine remarquablement conservée.
A noter également, les musées d’Alger et de Constantine.
Les villes
Alger, édifiée au fond d’une baie, est la ville la plus intéressante. Mis à part ses mosquées (Grande Mosquée Djamaa el-Kébir, Djamaa Djedid), la plupart de ses édifices sont d’inspiration turque (palais Dar Khedaoudj et Dar Mustapha). Sa casbah labyrinthique est de plus en plus abîmée, mais reste pittoresque.
Le site d’Oran et surtout celui de Constantine qui surplombe les vertigineuses gorges de l’oued Rhumel, méritent le détour.
Les côtes
Peu fréquentées par le tourisme international, moins nombreuses qu’en Tunisie et au Maroc, les plages méditerranéennes abritent, surtout à l’ouest d’Alger, quelques clubs ou villages de vacances (alentours de Tipasa).
Algérie : Quand partir
Pour visiter les grandes villes de la côte, mieux vaut choisir le printemps ou le début de l’automne. Le printemps est une saison idéale, les paysages sont beaucoup plus verdoyants que l’été, et le climat doux et ensoleillé. Sachez qu’il peut faire assez froid l’hiver en montagne.
Algérie : Faune
Moutons, chèvres, dromadaires, renards, chats sauvages, belettes, chacals, gazelles
Algérie : Flore
Palmiers-dattiers, chênes (chênes-lièges ou zéens), cèdres, pins, oliviers, cyprès, lauriers-roses, beaucoup d’arbres fruitiers (citronniers, amandiers, abricotiers, orangers, grenadiers…)
Algérie : Agenda des festivités
- Mars-avril : fête de la ville d’El-Oued
– 5 juillet : fête de l’Indépendance
– Septembre : le Ramadan
– 1er novembre : anniversaire de la Révolution
– Décembre : l’Aïd el-Kebir, la fête du mouton, commence 70 jours après la fin du ramadan
– 1er janvier : Jour de l’an
Algérie : Les plus
- Le retour lent mais réel d’une vie touristique, et pas seulement dans le sud du pays.
– La diversité : ceux qui ne veulent pas désert pourront visiter Alger, la montagneuse Kabylie ou les sites romains du nord.
– La langue française très largement pratiquée.
Algérie : Les moins
- Un pays convalescent, qui sort à peine de quinze ans de troubles mais doit consolider cette nouvelle image.
– Une côte méditerranéenne à revitaliser, très peu fréquentée par le tourisme international.
Algérie : Les tendances
L’image d’un pays corseté et austère n’a plus cours dès que l’on franchit le seuil d’un cabaret où se manifeste la vogue du raï, principalement à Oran. Si l’on veut avoir une idée de la jeunesse algérienne en mutation, à la fois rêveuse et contestataire, c’est là qu’il faut se rendre.
Algérie : Les précautions
Le nord de l’Algérie n’en a pas tout à fait terminé avec l’époque des attentats des années 1990, mais la sécurité n’est plus un vain mot. Le touriste reste tout de même invité à bien se renseigner avant d’aborder telle ou telle région.
Algérie : Gastronomie
Spécialités
- Le couscous, plat national. Il est composé, selon les régions, de mouton ou de poulet, de pois chiches, de légumes (navets, aubergines, courgettes), agrémenté de raisins secs et accompagné de semoule cuite à la vapeur
– La chorba : soupe à la viande de mouton, aux légumes et aux herbes aromatiques
– Le bourek : feuille de brick enveloppant une farce composé d’oignons, et d’oeufs frits
– Berkoukes : plat à base de pâtes en forme de gros grain de couscous
– Le méchoui : agneau entier rôti à la broche
– Dolma : légumes farcis à la viande et aux épices
– La kesra : galette de blé, d’orge ou de semoule
– Chakchouka : tomates, poivrons (verts, rouges et jaunes) cuits, oignons et gousses d’ail servis en ratatouille parfois accompagnés d’oeufs
– Keddid : viande séchée (souvent du mouton)
– Makrots : losanges au miel et aux dattes
– Dizriettes : petites pâtisseries aux amandes et au miel parfumées à la fleur d’oranger
– kalb-el-lowz : gâteau de semoule à la pâte d’amande et à l’eau de rose
Produits du terroir
- Olives
– Figues
– Dattes
– Oranges
– Clémentines
– Melons
– Pastèques